ainsi
que chez les fœtus (après fausse–couche) et les nourrissons (décédés de
mort subite) dont les mères portaient des amalgames (Drasch,1994).
Comment savoir si l’on absorbe le mercure de ses amalgames ?
Le mercure n’est pas ou peu décelable dans le sang et l’urine (sauf
intoxication aiguë).
On peut par contre le mettre en évidence - dans la salive après mastication
et avant mastication
- dans l’urine après prise d’un produit spécifique
- dans les selles (chélateur)
On peut aussi mettre en évidence une intoxication aux métaux lourds par une
analyse de cheveux (signes indirects).
Comment ne pas s’intoxiquer lorsque l’on se fait enlever les
amalgames?
Le dentiste doit être conscient de la toxicité du mercure (il doit d’ailleurs
lui-même se protéger) :
- il doit suivre un protocole de dépose (pas ou peu de fraisage dans l’amalgame,
aspirateur chirurgical…).
- il doit utiliser un champ opératoire (ou digue) qui isole la dent et évite
d’avaler du mercure .
- il doit utiliser un aspirateur chirurgical avec un embout spécial.
- lui et son patient doivent porter un masque au charbon .
Ces précautions ne sont hélas prises que par une poignée de dentistes en
France.
Attention! Toute dépose non précautionneuse peut se révéler dramatique…
(graves troubles de santé très souvent et il faudrait des années pour
éliminer le mercure stocké dans le cerveau en particulier).
- Pourquoi un métal aussi toxique que le mercure est-il utilisé dans les
amalgames dentaires
?
Au milieu du 19ème siècle, ce métal était interdit en raison de sa grande
toxicité: seul l’or était utilisé pour le traitement des caries. Des
dentistes peu scrupuleux ont commencé à utiliser le mercure aux Etats-Unis
pour une clientèle qui ne pouvait se payer de l’or, risquant ce faisant l’interdiction
d’exercer, car mettant en danger la santé de leurs patients. Malgré cela,
la pratique s’est généralisée, et vers 1870 la Société Américaine des
Chirurgiens Dentistes dut se dissoudre et faire place à l’Association
Américaine de Dentisterie qui militait pour l’emploi du mercure … Ce
procédé s’est ensuite généralisé dans les pays riches.
- Les matériaux dentaires
(à l’instar des matériaux chirurgicaux)
ne font pas l’objet de tests légaux de toxicité , tests utilisés pour
le moindre additif alimentaire (tests de cancérogénicité,
tératogénicité, cytotoxicité, génotoxicité…) : les autorités
sanitaires se contentent de la norme AFNOR, norme des industriels (qui ont
tout intérêt à être le moins exigeants possible afin d’abaisser les
coûts de recherche et de fabrication).
Grâce à un intense lobbying, les autorités dentaires ont réussi au niveau
européen, à faire sortir les amalgames des futurs tests de toxicité qui
doivent être mis en place (au prétexte que les amalgames ont fait leurs
preuves depuis 150 ans!…).
- Les autorités dentaires françaises désinforment le dentiste de base
,
assurant que les amalgames ne présentent aucun danger (sauf allergie locale),
passant sous silence toutes les études scientifiques sur ce sujet, ou les
falsifiant (en divisant par exemple par 1000 les chiffres de contamination
des organes de l’étude de Vimy et inversement en multipliant par 1000 les
taux de mercure dans les aliments). Le Conseil de l’Ordre des Dentistes est
par contre très actif quand il s’agit de poursuivre en justice des
journalistes ayant écrit un article critique sur les amalgames, ou bien des
membres de l’association "Non au mercure dentaire", leur
reprochant de conseiller la dépose des amalgames (suite à des tests prouvant
une intoxication).
- Au niveau des autorités sanitaires, le Conseil Supérieur de l’Hygiène
Publique de France a édicté en mai 1998 des recommandations qui restent
bien timides :
- pas de travaux sur amalgame chez la femme enceinte ou allaitante
- limitation du nombre d’amalgames chez l’enfant, l’adolescent et l’adulte
jeune
- utilisation du champ opératoire et de l’aspirateur chirurgical pour tout
travail sur amalgame.
- il conseille aussi aux porteurs d’amalgames de ne pas mâcher de
chewing-gum : autant leur demander d’arrêter de manger et de grincer
des dents la nuit !
Ces recommandations ne font pas l’objet d’un contrôle et ne sont pas
suivies par l’immense majorité des dentistes.
Un scientifique, membre de cette commission, a répondu à un journaliste de
Canal+ lui demandant pourquoi les amalgames n’étaient pas frappés d’interdiction,
que « cela provoquerait une hystérie collective et ferait exploser la
Sécurité Sociale », tout le monde se précipitant chez le dentiste
pour faire retirer ses plombages…
- Le Gouvernement n’en viendra à l’interdiction des amalgames que sous
la pression de l’opinion publique soutenant l’association
nationale « Non au mercure dentaire »
. D’ores et
déjà cette interdiction est programmée en Suède (mais le traité de
Maastricht obligeant à la libre circulation des matériaux, y compris
toxiques, elle se contente pour l’instant de ne plus rembourser la pose d’amalgames);
l’interdiction ne devrait pas tarder en Autriche, et se discute en
Allemagne. La France va-t-elle encore être la lanterne rouge de l’Europe,
comme pour l’amiante, l’hormone de croissance, le sang contaminé…?
- Le groupe Vert de l’assemblée Nationale a une attitude active
vis-à-vis de ce problème
: en mars 1999, A. Aschieri, député Vert
des Alpes-Maritimes a demandé la constitution d’une commission d’
enquête parlementaire sur la toxicité des amalgames dentaires. Très vite,
les Verts ont été "déchargés" du dossier par le PS qui a nommé
un rapporteur chargé de préparer un rapport à ce sujet.
Bien que reconnaissant que "le problème posé par les amalgames
dentaires est un problème sanitaire important", ce rapporteur a demandé
le rejet de la demande, au motif qu’ "une commission d’enquête n’a
pas les capacités techniques d’une telle expertise scientifique" .
Parmi les arguments des députés (de tout bord politique) de la commission,
on trouve:
« Il serait inopportun de créer une commission d’enquête sur
chaque produit sanitaire faisant l’objet d’une controverse »
« Le port d’un amalgame équivaut à la consommation d’un repas
hebdomadaire de poisson » (ceci en totale contradiction avec les
chiffres de l’OMS).
« Le problème de la dangerosité des amalgames est surtout d’ordre
électrique[…], de niveau comparable au risque encouru lors de l’utilisation
de fours à micro-ondes ou de téléphones portables ».
Le rapporteur a d’ailleurs « avoué » avoir été très
sollicité par de hauts fonctionnaires des Ministères de la Santé et de l’Environnement
et par des dentistes pour que rien ne soit fait…(France-Soir du 14 mai
1999).
La commission des affaires culturelles familiales et sociales a donc rejeté
la demande de commission d’enquête, et son Président a saisi l’Office
des choix scientifiques et technologiques. Espérons que ce n’est pas pour
enterrer le dossier.
- En attendant, une cinquantaine de patients portent plainte contre X
pour empoisonnement par les métaux dentaires devant le Tribunal de
Montpellier (de nombreuses autres plaintes suivront). Ces plaignants sont
soutenus par l’association « Non au mercure dentaire », forte de
420 membres après 1 an d’existence. La pétition réclamant l’interdiction
du mercure dentaire a déjà reçu plus de 5500 signatures.
(en Allemagne, 1500 intoxiqués ayant porté plainte pour empoisonnement par
les métaux dentaires ont gagné leur procès contre le,gros fabricant d’amalgames,
qui avait pourtant le bras fort long…)
- L’association nationale « Non au mercure dentaire »
réclame la mise en place d’une enquête
(de type SOFRES) au cours de
laquelle serait analysée la salive de porteurs d’amalgames sains et
malades, et de non porteurs d’amalgames. Une mesure des vapeurs de mercure
en bouche serait aussi effectuée à l’aide de l’appareil JEROME. Cette
étude, de très faible coût voire gratuite, devrait être menée par des
scientifiques indépendants en présence d’huissiers et de journalistes.
Il faut favoriser la prise de conscience par les citoyens de ce scandale de
santé publique et obtenir enfin l’interdiction de ce métal redoutable, qui
a déjà tant nui à la santé d’autrui, et tant pollué notre environnement
(les boues de station d’épuration, riches du mercure rejeté par, entre
autres, les dentistes, sont ainsi épandues par les agriculteurs sur les
cultures).
- Pour avoir des renseignements complémentaires sur la nocivité du
mercure, de l’étain, de l’argent des amalgames dentaires et une
documentation détaillée, recevoir le matériel nécessaire pour faire
à domicile les tests de salive et de cheveux ainsi que ceux d’urines et
de selles avant et après un médicament dépolluant, interpréter ces
tests, faire une mesure de vapeurs de mercure en bouche, être guidé pour
une ablation non dangeureuse des amalgames et un traitement dépolluant,
contacter éco-nutri-santé, organisme de formation et de recherche en
médecine environnementale, Dr Melet Jean-Jacques, 1, rue Guillaume d’Autignac,
34430, Saint Jean de Védas,
tél fax 04-67-69-15-41 et visiter le site internet de l’association :
www.france-explorer. com/perso/nonaumercure/
Dr Melet Jean-Jacques, médecin épidémiologiste et Mme Grosman
Marie, Vice-Présidente de l’association
"NON AU MERCURE DENTAIRE" BP 6051, 34030
MONTPELLIER CEDEX 1 tél 04 99 23 00 94