1- Mr et Mme X Le 28 octobre 99

Bonjour Dr Melet,

Comme convenu, ma belle-sœur vous a préparé un témoignage afin que nous puissions être avec vous le 30, lors de l'Assemblée générale de l'association.

Vous en souhaitant bonne réception, recevez, Cher Docteur, nos sentiments les meilleurs. A bientôt au téléphone.

Aux résultats de ces analyses, le Dr Melet alarmé par les doses annoncées, a supplié sa femme de procéder de toute urgence avec l’Allemagne à l’administration du DMPS à fortes doses dès fin janvier 99.

Mais malheureusement, au retour d'un nouveau séjour à la Salpétrière où le Docteur, chargé du dossier de mon frère, l'a renvoyé avec toujours le même diagnostic sans espoir, il fait un accident respiratoire dû à l'atrophie de sa cage thoracique, qui l'a conduit en urgence au service de réanimation du CHU où il a été intubé pendant 15 jours, il n'avait plus que 40% de sa capacité respiratoire, pesait 49 Kg pour 1 m 78.
Mais au loin , le Dr Melet continuait à supplier sa femme de lui administrer au plus vite le DMPS en collaboration avec l’Allemagne, chose malheureusement impossible en milieu hospitalier car comme vous le savez, ce médicament n'est pas reconnu par le marché français ( je précise bien : marché avec tout ce que cela sous-entend sur le plan financier.).
A l'issue de ce séjour, il a été envisagé une trachéotomie pour le soutenir et pour le maintenir en vie.

Aujourd'hui fin Octobre 99, soit un an après les symptômes les plus invalidants, mon frère a repris 5 kg, se tient assis de 15 à 30 minutes sur le bord de son lit, mais est toujours branché sur son appareil respiratoire avec quelques essais de respiration spontanée de 3 minutes plusieurs fois par jour.

La remontée est longue, lente, difficile, astreignante parfois décourageante mais avec la rage et la conviction de guérir, de sortir de cet état de dépendance malgré le sentiment très fort que les victimes des intoxications mercurielles sont complètement laissées à l'abandon par le système médical français, voire méprisées quand vous évoquez le problème.

Mais encore une fois j'insiste sur la ferveur de sa femme qui entoure son mari de tous les instants avec en plus trois enfants à élever, le quotidien d'une maison à gérer aidée par sa proche famille dans la mesure de leur possibilité.

Je vous demande de soutenir mon frère, sa femme et leurs 3 enfants en pensées et en paroles dans le combat qui est le leur, le nôtre, le vôtre.

Merci de votre attention et bon courage à tous.

Merci au Dr Melet et à l'association « Non au mercure dentaire. », sans qui mon frère ne serait plus là.