Il y a environs trois ans j'ai commencé à maigrir malgré le fait que je mangeais beaucoup et pas nécessairement de bonne choses. J'ai commencé alors à avoir terriblement mal au haut du dos sur les côtés de la colonne vertébral, surtout à gauche. C’était comme une sensation de déchirure. Je pensais que c’était un simple mal de dos chronique à force de me pencher ou de mal me tenir. Je ne faisais pas beaucoup d'exercice non plus, passant beaucoup de temps devant l’écran de l'ordinateur et je ressentais une sensation inconfortable dans le haut de l’épaule gauche. Je me souviens aussi que j'angoissais plus facilement. Durant cette l’été là, j'ai travaillé fort de mes bras à l’extérieur et sous une forte chaleur.

Durant l’été, je remarquais qu'à la suite d'un exercice physique, mes veines avaient tendance à ressortir beaucoup au niveau des tempes et sur les avant-bras. A la fin de l’été, j'ai commencé à ressentir des arythmies cardiaques, toutes les 15-20 secondes, en position assise (position renfoncée dans la chaise). Au début, j'ai été surprise et inquiète, mais je mettais ça sur le compte de la fatigue. Je me sentais mal dans ma peau, plus nerveuse, plus troublée, un peu plus fatiguée, et avait souvent mal au dos, toujours au même endroit.

Mon état empirait de plus en plus. Je ne supportais plus les grandes chaleurs, car mon foie me donnait des spasmes au centre de l'abdomen, Je ressentais une pression à cet endroit, ce que je crois être le foie. Toucher à cet endroit étais désagréable. C’était comme si le foie avait enflé. J'ai eu de sévères problèmes de constipations, d’hémorroïdes et de perte de sang, de ballonnements, de mal de ventre, de problèmes gastro-intestinaux.

Tout a commencé un soir à la fin du même été. En me relevant j'ai été prise d'une perte d’énergie, ça tournait autour de moi, j'avais de la difficulté à me relever et à me tenir sur mes jambes. J'avais l'impression que le sang courrait à toute allure dans tout mon corps. Je croyais mourir. J'ai été m'allonger mais je me sentais vraiment mal en dedans. Au bout de chaque expiration, j’avais l’impression que le coeur s'emballait. Le coeur palpitait. Je ne savais plus quoi faire.

A partir de là j'ai eu des problèmes quotidiens de tachycardie, plusieurs arythmies (mais Dieu merci pas trop souvent), des sensations d'angines de poitrines (mal à la poitrine, jusqu’à dans le devant du cou, surtout si je consommais trop salé). de fortes et constantes palpitations cardiaques (je pouvais voir le coeur rebondir dans ma poitrine. Je le sentais également au bout des doigts et dans les oreilles). Mon poids a chuté a 160 livres, parfois même jusqu’à 156 livres. Dire que l’année d'avant je pesait environ 176 livres, et auparavant, je pensait dans les 180-185 livres.

J'avais des engourdissements fréquents aux extrémités (mains, jambes, pieds). Parfois, juste le fait de m'asseoir engourdissait mes jambes. Le sang avait de la difficulté à bien circuler. Je ressentais une désagréable sensation d'engourdissement sur le côté gauche du visage sur le bas de la joue.

Je ressentais une fatigue constante et très pesante. J'avais le goût de dormir à tout moment. Sans compter les constants étourdissements, vertiges, difficultés à supporter la luminosité. Je pouvais à peine me tenir debout plus de 2 minutes.

Le pire dans tout ça fut l'angoisse et le stress. J’étais peut être bien angoissée avant dans la vie, mais là, ça m'a frappé de plein fouet. Je me sentais tellement faible physiquement, que je ne pouvais plus supporter la - moindre - petite angoisse ou stress. Je ne pouvais plus me permettre d’être en colère, être pris dans un embouteillage. La moindre petite chose anodine me demandait un effort surhumain. Mes mains étaient constamment moites, la sueur coulait à flot sous les aisselles. Parler à quelqu'un me fatiguait à vue d'oeil et je faisais tout pour éviter d'entrer dans une longue discussion. Je fuyais et m'isolais.

Parfois, si la journée m'en avait trop demandé, le soir en revenant du travail j’étais prise d'un malaise tel une faiblesse énorme. J'avais alors l'impression d’être dans un habit de cosmonaute et de marcher sur la lune. Mais c'est loin d’être agréable. Je manquais d’énergie, et le coeur avait besoin d’énergie tellement il était faible ces moments-là. Je ressentais alors à l'expiration comme un petit à-coup. Je ne savais pas quoi faire alors je m’asseiais ou me couchais.

J’étais devenue un zombie. Je ne pouvais pas courir, pas m’énerver, je marchais à pas de tortue, je devais rester constamment assise, j'avais des bouffées de chaleur ou parfois je grelottais. Je me souviens même qu'un fois je voulais me baigner dans la piscine pour faire un peu d'exercice (car il n'y avais que l'exercice physique non-violent qui m'aidait un tant soit peu) mais j'en étais incapable, le seul fait de tremper un peu mon pied me donnait la chair de poule, des tremblements. Je ne pouvais plus sortir, plus regarder de films violents et d'actions ou trop émotifs. Je devais dormir 10-13 heures toute les nuits sinon le lendemain serait infernal.

Voila ce que j'ai vécu durant deux ans. Les six premiers mois furent extrêmement durs.

Quand tout cela a commencé, j'ai été voir un docteur. Je me souviens que dans la salle d'attente je me sentais tellement mal que je devais secouer mes bras devant tout le monde. Heureusement il n'y avait que deux personnes. J'avais l'impression que j'allais m’évanouir. Je lui ai expliqué que je me sentais très mal. Il m'a auscultée mais n'a rien trouvé d'anormal. Il me disais que je ne pouvais pas avoir de problèmes cardiaques car j’étais trop jeune. Il m'a suggérée des calmants léger ou de pratiquer de la relaxation. Je pense qu'il mettait tout ça sur le compte de l'angoisse. J'ai refusé les calmants, il m'a dit que cela passerait. Je suis retournée chez moi, un peu réconfortée en croyant que ça passerait sûrement. Je dois dire qu'au début je ne connaissais pratiquement rien du corps physique, ni des médicaments, et de la médecine. Je savais où était le coeur, l'estomac.. mais ça se limitait aux connaissances de monsieur tout-le-monde.

Ma santé ne s'est pas améliorée. Elle s'est même dégradée. Je suis retournée voir un autre docteur. Il m'a auscultée aussi mais n'a rien trouvé. Alors il m'a suggéré d'aller voir un psychologue. Il m'a tout de même fait passer des tests de sang et d'urine. Un mois après j'ai été le revoir et les tests n'ont rien donné. Tout étais parfaitement normal. Même le cholestérol. J'ai eu une copie de mes résultats plus tard et mon taux de bilirubine totale était un peu plus élevé ainsi que mon taux d'AST. Le reste était dans les normes. Insistant un peu sur le côté cardiaque, il m'a envoyé chez une cardiologue.

Chez la cardiologue, j'ai passé un électrocardiogramme et elle m'a auscultée. .Tout était normal. Je n'avais aucun problèmes selon elle.

Quelques mois plus tard, j'ai été voir un autre docteur, et il m'a fait passer d'autres tests, les mêmes que les premiers tests avec quelques trucs en plus, mais aussi une radiographie du petit et du gros intestin ainsi que de l'estomac. Tout était encore normal, sauf la bilirubine et l'AST, légèrement plus élevée comme lors des premiers tests.

Je suis retournée le voir encore et je lui disais que j'avais mal à tel endroit (le foie), c’est-à-dire à un point de la quatrième côte à droite. Il m'a fait passé un test pour voir si j'avais quelque chose au foie, mais le test était négatif.

Deux ans ont passés et j'ai alors vu un reportage à propos du mercure dans les amalgames dentaires. Il m'a intéressée et intriguée.

Après deux ans de problèmes physiques, avec des hauts et des bas, je croyais avoir tout vécu, même si les hauts étaient plutôt bas, c’était toujours mieux que le très bas. Je me trompais.

Très peu de temps après, une de mes molaires cassa en deux. Le plombage qu'il y avait dessus est resté en place, tenant bon à la partie extérieure de la dent. Je suis allé chez le dentiste. Ne connaissant presque rien sur les plombages et la dentisterie, je lui fis confiance et il m’a fait un énorme plombage en amalgame pour boucher le "trou". Avant de commencer il m'a mis un plastique dans la bouche, mais il a lâché deux fois alors il a perdu patience et l'a enlevé. Aucune protection. A la fin du plombage, il a gratté l'amalgame pour le rendre plus lisse, et un paquet de petite morceaux d'amalgame se sont retrouvés dans ma bouche. Il ne m'a même pas dit de me rincer la bouche, probablement qu'il a oublié. Dans mon auto, j'ai essayé de cracher tout ces petits morceaux sans les avaler, sachant par bon-sens qu'avaler ce genre de truc gris  ne doit pas être très bon pour la santé.

Deux semaines avant, en passant pratiquement toute une fin de semaine devant mon viel écran, j'ai ressentis de l'irritabilité
en moi, mais aussi j'etais confuse, embrouillée, choquée, je n'avais plus les idées claires. Cela a pris un ou deux jours avant que
cette sensation ne parte.

Deux semaines après le nouveau plombage, j'ai encore passée plusieurs heures devant l'ecran cette fin de
semaine-là, mais le dimanche soir, je sentais que j'étais de moins en moins capable de me tenir devant mon écran jusqu'au
point ou j'ai alors ressentis une sensation étrange derriere la nuque. Comment pourrais-je bien dire, peut-etre le petit cervelet?
Je ne sais pas. Et alors je suis tombée dans la confusion, j'avais des idées noires qui defilaient dans ma tête à toute allure, je ne
savais pas ce qui ce passait, mais ç'était loin d'être agréable. Je n'arrivais plus a penser, j'etais troublée. Je n'etais PLUS EN
PAIX dans ma tête. Je me rapelle même parfois, en voyant une assiette par exemple, en train de m'imaginer prendre cette
assiette et avoir envie de frapper quelqu'un avec sur la tête.

Cette sensation derrière la tête fut présente durant au moins deux bonnes semaines. Ce n’étais pas un mal de tête. J'ai eu de fort moment de dépression constant durant deux mois à partir de ce moment, je broyais du noir, j'avais des idées suicidaires sans aucune raison, je me sentais désécurisée, confuse... c’était - extrêmement - pénible a traverser. Je n’étais plus capable de supporter aucune forme d'electro-magnetisme ou de champs électriques de forte intensité. Je pouvais à peine supporter un écran d'ordinateur sans qu’après une ou deux heures des idées suicidaires me passent par la tête. Je tombais en dépression très facilement, et encore, sans AUCUNE raison. C’était comme si il était plus facile d'aller vers la dépression. Je devais me tenir a deux mètres de l’écran, car si je me rapprochait (et j'ai fais des essais...) cela m'affectait beaucoup plus rapidement. Un jour je m’étais tenue près d'une source électrique assez considérable et après quelques instants je suis devenue aussi confuse, idées noires et suicidaires me submergeant. Je me suis éloignée aussitôt de cette source, incapable de la tolérer, et après deux minutes le malaise est parti. Cette expérience m'a donné la preuve que les sources électriques pouvaient m'affecter, car a aucun moment de la journée je n'avais été près d'une source électrique sauf a ce moment-là.

La sensation derrière la tête a diminué en intensité après deux semaines, allant jusqu’à deux mois. J'ai fait beaucoup de recherche sur Internet à propos de l'intoxication chronique par le mercure venant des amalgames et j'ai décidé alors de me faire enlever tout mes plombages, c’est-à-dire neuf gros plombages et plusieurs petits plombages, après ces deux mois de calvaire. Je ne voulais pas en rajouter avec les déposes, déjà que c’était très dur comme ca, j'ai attendu d'en être psychologiquement capable. Il y avait toujours cette dépression et ces moments "suicidaires" (sans vouloir ou avoir essayer d'attenter a ma vie, je le précise, mais l’idée de la dépression était tellement présente, la pensée suicidaire était si forte que cela me faisait très très peur) mais je me sentais apte à commencer les déposes.

Tout ces troubles psychologiques ne sont pas nouveaux, car je me souviens bien de les avoir déjà vécu parfois bien avant dans ma vie, mais cette fois-ci, avec le plombage que j'ai eu, ce fut 10 fois pire. J'ai décidé d'enlever les amalgames en quatre fois, c’est-à-dire un quadrant toutes les  4-6 semaines, et de les remplacer par du composite. J'avais pris soin de parler a mon dentiste de ce qu'il pensait du mercure dans les amalgames. J'ai apprécié son ouverture d'esprit, mais bien sur ce qu'il savait sur la question se rapportait a ce que l'association dentaire de Boston lui envoyait comme information, c’est-à-dire peu de chose. J'en savais beaucoup plus que lui. J'ai choisis un dentiste conscient du problème des amalgames pour mes déposes, car je voulais être entre de bonne main et avoir le maximum de protection, ce que mon dentiste précédent ne pouvait m'offrir.

Une semaine après ma première dépose d'un quadrant en haut, je sentais que je tombais moins facilement vers la dépression. Apres la deuxième dépose, encore de moitié, et de même pour la troisième dépose. Apres la quatrième dépose, la dépression, a diminué de 80%.

Heureusement, malgré quelques rechute physique et de léger inconfort aux sinus après chaque dépose (sans par contre être certain si c’était a cause de la dépose ou non car cela m'arrivait couramment), cela n'a pas contribué à empirer les troubles psychologiques mais au contraire cela s’améliorait lentement.

Qu'en est-il maintenant?

Depuis ma dernière dépose, j'ai eu quelques moments de légère dépression quand je sent que le foie traverse une mauvaise passe. J'ai compris que le foie a un très grand rôle à jouer dans la dépression et l’anxiété. Car côté anxiété, je me sens beaucoup mieux depuis que j’essaies de traiter mon foie au petit oignon. Je dois dire que j'ai ete surprise, peut-être à cause des quelques suppléments que j'avais alors commencer à prendre, un ou deux mois avant ma dernière dépose, que la luminosité m'affectait beaucoup moins ainsi que moins d’étourdissements. Les intestins fonctionnent beaucoup mieux qu'avant.

Apres deux semaines, j’étais toujours dans le même état physique qu'auparavant (soit: un peu d’anxiété, palpitations, grande faiblesse, coeur faible, engourdissements des membres, chatouillements/picotements au niveau des reins, mal de dos, problèmes de foie, mal au ventre..) et j'ai alors commencé à prendre de l'ail qui aide le foie a se débarrasser du mercure. Après quelques jours j'ai commencé à ressentir une sorte de brûlure dans le dos, ainsi qu'un plus grand chatouillements/picotements dans les reins (le mercure?), et je sentais mes nerfs plus affectés. Est-ce le mercure logé dans le foie qui s'est remis a circuler dans le corps? Probablement. Car la semaine suivante, je suis retombée dans une très grande fatigue, de gros problèmes d'engourdissements de circulation sanguine. Deux semaines après, des bouffées de chaleur ou de frilosité plus répétitive. Légère jaunisse. Sensation que le coeur bat très fort de façon constante, m’empêchant d’accéder au sommeil rapidement. Et peu après, les engourdissements ont diminuer et le foie va un peu mieux.

Anonyme